| Biographie de Emmanuel KANT : |
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Artiste, écrivain et Philosophe (Allemand)
Né le 22 avril 1724 Décédé le 12 février1804 (à l'âge de 79 ans) Emmanuel Kant est des plus grands philosophes allemands, fondateur de la philosophie critique. Il est issu d'une famille modeste de Königsberg, où il demeurera toute sa vie. Sa mère piétiste et dévote protestante influence profondément son esprit. Grâce à un oncle cordonnier aisé, il peut suivre des études complètes de théologie, de philosophie et de sciences (mathématiques). A la sortie de l'université, il passe quelques années hors de sa ville natale comme précepteur. Puis, à partir de 1755, Kant enseigne la logique, la métaphysique et les sciences à l'université de Königsberg où il s'installe définitivement. A partir de 1794, il se consacre entièrement à ses recherches philosophiques. Toute sa vie, empreinte d'austérité et d'une extrême régularité, est tournée vers la méditation, l'étude et l'enseignement. Kant est un admirateur enthousiaste de la Révolution Française et heureux voir les idées de Rousseau se concrétiser. On distingue généralement deux périodes dans la philosophie de Kant. Dans la première, dite pré-critique, il expose une métaphysique proche de celles de Leibnitz et de Wolf pour tenter de répondre à la question de l'origine du monde. Mais à partir de 1770, sa pensée vit un tournant décisif, début de la période dite "critique" (examen des pouvoirs de la raison), où il va construire la philosophie qui lui est propre. Kant y aborde notamment la question de l'origine et des limites de la connaissance (raison théorique) et les possibilités de l'action (raison pratique). Dans son ouvrage le plus célèbre, "Critique de la raison pure" (1781), Kant réalise ce qu'il dénomme "une révolution copernicienne" (la Terre tourne sur elle-même et non le ciel autour de la Terre), considérant dans une vision idéaliste que c'est le sujet qui construit l'objet de sa connaissance et non les objets qui définissent la connaissance. Il définit la "raison pure" comme la faculté de connaître a priori (sans recours à l'expérience) la nature des objets, par la sensibilité et l'entendement. Kant démontre en particulier l'impossibilité pour la métaphysique d'être une science en raison de l'absence d'objet réel pouvant lui apporter du contenu. Pour lui, l'homme ne connaît pas les choses "en soi", mais "telles qu'elles lui apparaissent d'après les principes de son organisation comme être sentant et pensant". Dit autrement, les connaissances de l'homme sont celles des phénomènes et il ne lui est donc pas possible, à partir de la "raison pure" de connaître Dieu, l'immortalité de l'âme, le monde, la liberté, le moi... qui ne sont que des concepts et n'appartiennent pas au domaine sensible. La métaphysique, qui en fait des objets, est donc une illusion. C'est dans la partie "idéal" (traitant de Dieu) de la "Critique de la raison pure" que Kant réfute les trois "preuves" métaphysiciennes de l'existence de Dieu : la preuve ontologique (à partir de l'idée de Dieu); la preuve cosmologique (nécessité d'un être suprême pour expliquer toute existence); la preuve physico-téléologique (sur la finalité du monde). Dieu, aussi indémontrable qu'irréfutable, est considéré par l'auteur comme un idéal exempt de défauts. Quelques années plus tard, Kant publie "Critique de la raison pratique" (1788), où il soutient qu'une action est moralement bonne si elle s'accomplit par pur respect du devoir sans considération pour un intérêt ou une satisfaction espérée. La moralité se mesure donc dans l'intention qui conduit à l'action et non sur son aspect extérieur. La loi morale s'exprime sous forme d'un devoir impératif ("tu dois") tel qu'il puisse être érigé en règle universelle. Dieu, la liberté de la volonté et l'immortalité de l'âme ne sont pas du domaine de la connaissance, mais des postulats nécessaires à la raison pratique en tant qu'exigence rationnelle de la morale. Pour le philosophe allemand, l'existence de Dieu est donc une nécessité morale. Sa morale, cependant, ne se fonde pas sur la religion mais sur l'autonomie de la volonté. Kant aborde également dans "Critique de la faculté de juger" le jugement esthétique et la téléologie (étude de la finalité des êtres et des choses). Ne croyant pas à la Révélation, ni en l'Incarnation de Dieu en Jésus, (lequel perdrait sa valeur d'exemple) il est cependant persuadé de l'utilité de la religion pour l'ordre et la paix sociale. Kant défend l'idée d'une religion morale dans laquelle Dieu, dont l'existence ne peut être démontrée, est l'initiateur de la conscience morale. Bien qu'approuvé, du fait de sa notoriété, par les théologiens de Königsberg, son ouvrage "La Religion dans les limites de la simple raison" (1793), en pleine révolution Jacobines, est sévèrement réprimandé par le roi pour sa "libre pensée". Respectueux de l'autorité constituée, Kant s'engage à ne plus écrire sur la philosophie de la religion. Son influence sur la philosophie, qu'il exerce tant par son enseignement que par ses écrits, est immense en Europe en particulier sur l'idéalisme allemand (Johann Gottlieb Fichte, Friedrich Schelling, Friedrich Hegel) dont il peut être considéré comme le fondateur. Source : atheisme.free.fr/.../eisme.free.fr/Biographies/Kant.htm |
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Biographie de René DESCARTES
( 1596 - 1650 ) Mathématicien, Philosophe, Physicien et Scientifique (Francais) Descartes est né le 31 mars à La Haye, un petit village de Touraine, aujourd'hui appellé La Haye-Descartes. René Descartes est le troisième enfant de Joachim Descartes,conseiller au parlement de Rennes, et de Jeanne Brochard, petite fille d'un magistrat de Poitiers. Descartes appartient donc à la noblesse de robe. Il accroche à son nom selon l'usage, celui d'une terre que possédait sa famille. Il est le sieur Du Perron "gentilhomme poitevin". Sa mère mourut un an après sa naissance. Lorsque René Descartes liquidera l'héritage maternel en 1622, à vingt-six ans, il bénéficie de six mille livres de rente, ce qui d'après Pierre Fréderix représente vingt fois la "portion congrue", c'est -à-dire vingt fois le modeste salaire d'un curé de campagne. Descartes n'eut en tout cas jamais besoin d'embrasser une carrière. C'est ce qu'il nous confie dans le discours de la méthode : "Je ne me sentais point, grâce à dieu, de condition qui m'obligeât à faire un métier de la science,pour le soulagement de ma fortune.
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Friedrich Nietzsche( Né le 15 octobre 1844 /
Décédé le 25 août 1900 à l’âge de 55 ans )
Artiste, écrivain et Philosophe (Allemand)
En 1868, Nietzsche reçoit le prix du concours de l'Université pour un travail sur les sources de Diogène Laërce. Il croit pressentir dans la philologie le seul moyen d'accéder à la philosophie c'est-à-dire à l'humain universel. À Leipzig, Nietzsche noue plusieurs amitiés qui vont marquer son existence et notamment celle de Richard Wagner qui lui apparaît comme l'Eschyle des temps modernes, le héraut d'une renaissance de la tragédie. Nietzsche est brillant, très brillant, ce qui lui vaut d'être nommé en 1869, à 25 ans, alors qu'il n'a pas fini sa thèse, sur une simple recommandation de Ritsch (professeur de grec), professeur de philologie classique à l'Université de Bâle. Il occupera cette chaire de langue et de littérature grecques plus de 10 ans. Il rend de nombreuses visites à Wagner et à sa femme Cosima. Il leur lira en 1871 le manuscrit de La naissance de la tragédie. Sa publication en 1872 lui vaudra les réactions hostiles des milieux universitaires mais lui vaut les éloges enthousiastes de Wagner.
Dans Par delà le bien et le mal, il écrit : " J'ai peu à peu découvert ce que toute grande philosophie a été jusqu'à ce jour : la confession de son auteur et une sorte de Mémoires involontaires et insu.
Engagé volontaire comme ambulancier et infirmier pendant la première guerre franco-allemande, dont les atrocités le bouleversent, il tombe gravement malade de diphtérie et de dysenterie. Vers 1873, il ressent les premières manifestations de maux de tête et de troubles oculaires, dont il ne cessera de souffrir : la maladie va devenir consubstantielle à sa doctrine. De 1873 à 1876, Nietzsche publie les Considérations Intempestives qui soulignent l'intérêt que porte Nietzsche aux problèmes de la culture et de l'histoire, en même temps qu'elles resserrent ses liens avec Wagner. Sa maladie et le développement de sa pensée vont le plonger dans un isolement de plus en plus grand. En 1875, il rencontre le musicien Peter Gast avec lequel il poursuivra l'amitié la plus continue et échangera la correspondante la plus importante. Gast est le seul ami auquel Nietzsche se soit confié de façon parfaitement sincère, même s'il ne se fait aucune illusion sur ses talents de musicien. Mais aucune des amitiés de Nietzsche n'aura été heureuse. Nietzsche publie Humain trop humain. Il a conscience alors d'amorcer un changement décisif avec la critique de Schopenhauer. Toute la métaphysique est ébranlée. Une des conséquences est la rupture avec Wagner. En 1876, Nietzsche assiste aux premières représentations wagnériennes de Bayreuth. Il est déçu par la pompe nationaliste et la résurgence visible des thèmes chrétiens les plus décadents. La rupture avec Wagner et le wagnérisme sera consommée et rendue publique dès le début de 1877.
Nietzsche et Freud
En mai 1878, Nietzsche est si gravement malade qu'il doit quitter son poste de Bâle. Il obtient, à la suite de ses dix années d'enseignement, une maigre pension qui lui évite la misère. Commence alors une existence errante, neuf ans de séjours variés, de voyages continuels, motivés par la recherche du climat le plus favorable à sa santé et à l'éclosion de sa pensée. Aurore (1880-1881) prolonge les analyses de Humain trop humain. C'est pendant l'été 1881, au cours d'une promenade près de Sils Maria " à 6000 pieds au-dessus de l'humanité " que Nietzsche éprouve l'expérience instantanée, atteint la certitude vécue de l'éternel retour. C'est alors que surgit à côté de lui son double, Zarathoustra. Dans Le Gai Savoir (1881-1882) se précisent les intuitions qui constitueront les thèmes centraux de sa philosophie. En 1882, il rencontre Lou Salomé, jeune fille brillante, aux talents intellectuels exceptionnels (elle publiera le premier ouvrage sur Nietzsche et sera plus tard l'amie de Freud et de Rilke). Nietzsche veut en faire sa disciple, la confidente privilégiée de ses pensées. Il s'éprend d'elle mais son projet de mariage échoue de par sa propre maladresse (il charge Paul Rée, alors son rival, d'adresser à Lou sa demande) et à cause de la jalousie de sa sœur qui craint que Nietzsche ne lui échappe. Après cet échec sentimental, l'isolement grandit dans la souffrance et le drame de l'esprit. L'œuvre s'édifie. En 1882, il écrit le premier livre de Ainsi parlait Zarathoustra à Nice, en 1883 le deuxième livre à Sils Maria, en 1884 le livre trois, de 1884 à 1885 le livre quatre (à Zurich, Menton et Nice). L'un des plus grands livres du siècle vient d'être écrit mais ses contemporains ne s'en soucient guère. À partir de 1886, le rythme d'écriture s'accélère : livre V du Gai Savoir et Par delà le bien et le mal, 1887 La généalogie de la Morale, 1888 Le cas Wagner, Le crépuscule des Idoles, Nietzsche contre Wagner, L'Antéchrist et Ecce homo. Cinq œuvres écrites fiévreusement. C'est la dernière année de lucidité de Nietzsche. Le 3 janvier 1889, sur la place Carlo Alberto, à Turin, Nietzsche embrasse un cheval de fiacre qu'un cocher vient de frapper puis tombe sans connaissance. De quelques jours auparavant, datent des lettres et billets de la folie adressés à des amis ou à des inconnus où il signe le plus souvent " Dionysos " ou " Le Crucifié ". Nietzsche a perdu définitivement son identité. Il n'écrira plus et, bientôt plongé dans un mutisme total, il continuera parfois de jouer un peu de musique.
Ramené à Bâle par Overbeck il est conduit par sa mère à Iéna où la clinique psychiatrique prononce le diagnostic de paralysie générale. Il habitera désormais auprès de sa mère qui le soignera jusqu'à sa propre mort en 1897, puis à Weimar, auprès de sa sœur dans la maison de laquelle il meurt le 25 août 1900.
De l'œuvre, restent des fragments inachevés. Les fragments posthumes représentent en fait plus de la moitié de son œuvre. Un certain nombre en seront publié de façon partielle et tronquée par la sœur de Nietzsche sous le titre La Volonté de Puissance. Le problème est, qu'entre temps, celle-ci a adhéré au nazisme et elle cherchera à donner à cette dernière œuvre (par un habile montage des fragments) un sens qu'elle n'a pas. La Volonté de Puissance n'est pas vraiment une œuvre de Nietzsche.
Edmond HUSSERL
(1859-1938)
Edmond Husserl est né en Moravie (Tchécoslovaquie) le 8 avril 1859. Après des études de mathématiques, il se consacre à la philosophie et devient, en 1887, Privat Dozent (c-à-d enseignant à titre privé) à l'université de Halle. En 1906, il devient professeur titulaire à Göttingen. Il sera professeur à Fribourg de 1916 à 1936.
Citons parmi ses œuvres :
Les Recherches logiques (1900-1901),
Les Idées directrices pour une phénoménologie (1913),
Logique formelle et logique transcendantale (1929),
Les Méditations cartésiennes (texte de deux conférences données par Husserl à la Sorbonne en 1929),
La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale (manuscrits de 1935-37).
Les dernières années d'Edmond Husserl ont été assombries par le nazisme et l'antisémitisme (Husserl était un juif converti au christianisme). C'est en raison de ses ascendances juives qu'il fut rayé de la liste des professeurs de Fribourg.
Husserl est mort le 26 avril 1938, à Fribourg. Cette même année, ses manuscrits inédits, menacés de destruction par le national-socialisme, furent évacués à Louvain : ainsi naquirent les Archives Husserl. 300 000 feuillets doivent encore être dépouillés.
* Husserl, mathématicien de formation, a tout d'abord réfléchi dans l'horizon de la mathématique et s'est interrogé sur les fondements de cette discipline.
* Sur le plan philosophique, Edmond Husserl se rattache en profondeur à Platon car il édifie, lui aussi, une théorie des essences ou idées. Sans le secours des essences, le penseur est atteint de cécité spirituelle.
* Husserl, sous certains aspects, se rattache à Descartes (cf.. les Méditations cartésiennes).
* Husserl fut également influencé par Brentano (1837-1917), psychologue et philosophe allemand, qui avait défini la conscience par son « intentionnalité » (toute conscience est conscience de quelque chose).
La philosophie de Husserl est une doctrine des essences : la véritable connaissance est, en effet, vision d'essences, de formes absolues, qui seules permettent réflexion et pensée. Le regard du penseur doit se tourner vers elles, et non point vers le devenir d'événements purement subjectifs.
Husserl préconise une approche rigoureuse de ces essences: à la différence de Platon, convaincu que nous portons au fond de nous-même trace de l'Idée de chaque chose, Husserl pense que l'accès aux essences ne peut se faire qu'en partant de ce que la réalité nous donne à constater d'elle-même, qu'il appelle, à la suite des Grecs, "phénomènes". "Zur Sache Selbst" ("Cap sur l'Etre!") est le mot d'ordre de sa phénoménologie. Il impose à la pensée une prise en compte première des choses elles-mêmes, telles qu'elles se donnent à voir.
Les notions et concepts fondamentaux d'Edmond Husserl sont les suivants :
* les idées ou essences, envisagées comme réalités ultimes sans lesquelles les choses ne seraient pas ce qu'elles sont. L'essence est indépendante des particularités (exemple : l'essence du triangle est l'ensemble de ses propriétés, sans lesquelles le triangle ne serait pas ce qu'il est ; cet ensemble est autonome par rapport à tout triangle particulier).
* l'intentionnalité, considérée comme visée d'un objet : toute conscience est conscience de quelque chose, elle se transcende vers un objet.
Adolf HITLER :
Chancelier, Criminel de guerre, Homme d'état, Homme politique et Nazi(Allemand) Né le 20 avril 1889
Décédé le 30 avril1945 (à l'âge de 56 ans)
Adolf Hitler, quatrième enfant d'une famille comportant 5 enfants (Aloïs Jr, Angela, Edmund, Paula), est né le 20 avril 1889 à 18h30 à Braunau, petite ville de Haute‑Autriche située à la frontière bavaroise. Son père (Aloïs Hitler) est né le 7 juin 1837 et terminera sa vie en tant que haut receveur des douanes, quant à sa mère (Klara Pölzl) elle est née en 1860 Lors de sa scolarité à Linz, il ne manifeste que des aptitudes tr
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