LES ARCHITECTES DU BIEN SE PREPARENT POUR LE BAC

 

Biographie de Emmanuel KANT :
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763ème 
Emmanuel KANT
1724 - 1804
Découvrez la biographie de Emmanuel KANT
1724-1804 
Artiste, écrivain et Philosophe (Allemand)
Né le 22 avril 1724
Décédé le 12 février1804 (à l'âge de 79 ans)

Emmanuel Kant est des plus grands philosophes allemands, fondateur de la philosophie critique. Il est issu d'une famille modeste de Königsberg, où il demeurera toute sa vie. Sa mère piétiste et dévote protestante influence profondément son esprit. Grâce à un oncle cordonnier aisé, il peut suivre des études complètes de théologie, de philosophie et de sciences (mathématiques). A la sortie de l'université, il passe quelques années hors de sa ville natale comme précepteur. Puis, à partir de 1755, Kant enseigne la logique, la métaphysique et les sciences à l'université de Königsberg où il s'installe définitivement. A partir de 1794, il se consacre entièrement à ses recherches philosophiques. Toute sa vie, empreinte d'austérité et d'une extrême régularité, est tournée vers la méditation, l'étude et l'enseignement. Kant est un admirateur enthousiaste de la Révolution Française et heureux voir les idées de Rousseau se concrétiser.

On distingue généralement deux périodes dans la philosophie de Kant. Dans la première, dite pré-critique, il expose une métaphysique proche de celles de Leibnitz et de Wolf pour tenter de répondre à la question de l'origine du monde. Mais à partir de 1770, sa pensée vit un tournant décisif, début de la période dite "critique" (examen des pouvoirs de la raison), où il va construire la philosophie qui lui est propre. Kant y aborde notamment la question de l'origine et des limites de la connaissance (raison théorique) et les possibilités de l'action (raison pratique).

Dans son ouvrage le plus célèbre, "Critique de la raison pure" (1781), Kant réalise ce qu'il dénomme "une révolution copernicienne" (la Terre tourne sur elle-même et non le ciel autour de la Terre), considérant dans une vision idéaliste que c'est le sujet qui construit l'objet de sa connaissance et non les objets qui définissent la connaissance. Il définit la "raison pure" comme la faculté de connaître a priori (sans recours à l'expérience) la nature des objets, par la sensibilité et l'entendement. Kant démontre en particulier l'impossibilité pour la métaphysique d'être une science en raison de l'absence d'objet réel pouvant lui apporter du contenu. Pour lui, l'homme ne connaît pas les choses "en soi", mais "telles qu'elles lui apparaissent d'après les principes de son organisation comme être sentant et pensant". Dit autrement, les connaissances de l'homme sont celles des phénomènes et il ne lui est donc pas possible, à partir de la "raison pure" de connaître Dieu, l'immortalité de l'âme, le monde, la liberté, le moi... qui ne sont que des concepts et n'appartiennent pas au domaine sensible. La métaphysique, qui en fait des objets, est donc une illusion.

C'est dans la partie "idéal" (traitant de Dieu) de la "Critique de la raison pure" que Kant réfute les trois "preuves" métaphysiciennes de l'existence de Dieu : la preuve ontologique (à partir de l'idée de Dieu); la preuve cosmologique (nécessité d'un être suprême pour expliquer toute existence); la preuve physico-téléologique (sur la finalité du monde). Dieu, aussi indémontrable qu'irréfutable, est considéré par l'auteur comme un idéal exempt de défauts.

Quelques années plus tard, Kant publie "Critique de la raison pratique" (1788), où il soutient qu'une action est moralement bonne si elle s'accomplit par pur respect du devoir sans considération pour un intérêt ou une satisfaction espérée. La moralité se mesure donc dans l'intention qui conduit à l'action et non sur son aspect extérieur. La loi morale s'exprime sous forme d'un devoir impératif ("tu dois") tel qu'il puisse être érigé en règle universelle. Dieu, la liberté de la volonté et l'immortalité de l'âme ne sont pas du domaine de la connaissance, mais des postulats nécessaires à la raison pratique en tant qu'exigence rationnelle de la morale. Pour le philosophe allemand, l'existence de Dieu est donc une nécessité morale. Sa morale, cependant, ne se fonde pas sur la religion mais sur l'autonomie de la volonté.

Kant aborde également dans "Critique de la faculté de juger" le jugement esthétique et la téléologie (étude de la finalité des êtres et des choses). Ne croyant pas à la Révélation, ni en l'Incarnation de Dieu en Jésus, (lequel perdrait sa valeur d'exemple) il est cependant persuadé de l'utilité de la religion pour l'ordre et la paix sociale. Kant défend l'idée d'une religion morale dans laquelle Dieu, dont l'existence ne peut être démontrée, est l'initiateur de la conscience morale. Bien qu'approuvé, du fait de sa notoriété, par les théologiens de Königsberg, son ouvrage "La Religion dans les limites de la simple raison" (1793), en pleine révolution Jacobines, est sévèrement réprimandé par le roi pour sa "libre pensée". Respectueux de l'autorité constituée, Kant s'engage à ne plus écrire sur la philosophie de la religion.

Son influence sur la philosophie, qu'il exerce tant par son enseignement que par ses écrits, est immense en Europe en particulier sur l'idéalisme allemand (Johann Gottlieb Fichte, Friedrich Schelling, Friedrich Hegel) dont il peut être considéré comme le fondateur.

Source : atheisme.free.fr/.../eisme.free.fr/Biographies/Kant.htm

                                      Biographie de René DESCARTES

 

 

                                                    (   1596 - 1650 )

 Mathématicien, Philosophe, Physicien et Scientifique (Francais)
Né le 31 mars 1596
Décédé le 11 février1650 (à l'âge de 53 ans)

Descartes est né le 31 mars à La Haye, un petit village de Touraine, aujourd'hui appellé La Haye-Descartes. René Descartes est le troisième enfant de Joachim Descartes,conseiller au parlement de Rennes, et de Jeanne Brochard, petite fille d'un magistrat de Poitiers. Descartes appartient donc à la noblesse de robe. Il accroche à son nom selon l'usage, celui d'une terre que possédait sa famille. Il est le sieur Du Perron "gentilhomme poitevin". Sa mère mourut un an après sa naissance. Lorsque René Descartes liquidera l'héritage maternel en 1622, à vingt-six ans, il bénéficie de six mille livres de rente, ce qui d'après Pierre Fréderix représente vingt fois la "portion congrue", c'est -à-dire vingt fois le modeste salaire d'un curé de campagne. Descartes n'eut en tout cas jamais besoin d'embrasser une carrière. C'est ce qu'il nous confie dans le discours de la méthode : "Je ne me sentais point, grâce à dieu, de condition qui m'obligeât à faire un métier de la science,pour le soulagement de ma fortune.

De la toute première enfance de Descartes nous savons peu de choses. La philosophie cartésienne fait peu de cas de l'enfance : pour lui l'enfant, entièrement soumis à ses appétits et à ses précepteurs, est un petit animal produit de ses instincts et de son dressage : il n'a pas encore accès à l'autonomie de la raison. En 1606, René Descartes entre au collège des Jésuites de la Flèche qui est assez près de la résidence de sa famille et où enseigne un parent des Brochard. Rappelons que le roi Henri IV vient, pour montrer sa générosité envers les protestants , de signer l'édit de Nantes (1598) et, pour signifier sa sympathie envers les catholiques, de rappeler les Jésuites en France (1603).

Le château de la Flèche appartenait au patrimoine d'Henri IV. A la Flèche (de 1606 à 1614) Descartes apprend les humanités classiques (latin,grec,rhétorique) et dans les dernières années la philosophie scolastique c'est-à-dire la philosophie d'Aristote telle qu'elle a été adaptée à la foi chrétienne au XIIIe siècle par saint Thomas d'Aquin. Si la méthode d'enseignement est vivante (discussions et débats organisés entre les élèves) les conclusions sont décevantes. La philosophie scolastique n'aboutit à aucune vérité indiscutable : "Il ne s'y trouve aucune chose dont on ne se dispute". Descartes a horreur de tout ce qui n'est au mieux que possible ou probable.Nous le verrons, par rigueur de méthode, tenir pour faux ce qui n'est pas vraisemblable. Aussi de tout ce qu'il a appris au collège seules les mathématiques trouvent crédit à ses yeux.Il l'a raconté dans le DISCOURS DE LA METHODE : "je me plaisais surtout aux mathématiques à cause de la certitude et de l'évidence de leurs raisons".

Et encore les mathématiques ne sont-elles enseignées que pour leurs applications pratiques militaires ou civiles. Je m'étonnais dit Descartes que "leurs fondements étant si fermes et si solides, on n'ait rien bâti dessus de plus relevé". C'est pourquoi, le jeune Descartes déçu par l'école va chercher d'autres sources de connaissances; à savoir loin des livres et des régents de collège.

"Sitôt que l'âge me permit de sortir de la sujétion de mes précepteurs, je quittai entièrement l'étude des lettres; et me résolvant de ne plus chercher d'autre science que celle qui se pourrait trouver en moi-même ou bien dans le grand livre du monde, j'employai le reste de ma jeunesse à voyager, à voir des cours et des armées, à fréquenter des gens de diverses humeurs et conditions.

Descartes après quelques années d'études à l'Université de Poitiers, s'occupe d'équitation et d'escrime. Il s'établit au printemps 1618 en Hollande à Breda et s'engage dans les armées du prince de Nassau ou plus exactement s'inscrit, dirions-nous en termes d'aujourd'hui, comme auditeur libre à l'Académie militaire de Breda.Etrange officier qui ne perçoit aucune solde, entretient son équipage à ses frais, dispose d'un "grand loisir" dont il gardera toujours un excellent souvenir et se veut "spectateur" plutôt qu' "acteur", étudiant libre d'une école de guerre hollandaise plutôt que militaire véritable! Il s'occupe surtout des mathématiques avec Isaac Beeckman et rédige un petit traité de musique.

C'est de cette époque que date sa mystérieuse formule "Larvatus prodeo : je m'avance masqué." N'imagineons pas que Descartes entretienne des pensées subversives et rêve de renverser les pouvoirs politiques ou la religion établie! Il est beaucoup plus juste de dire avec M.Pierre Frédérix : "Le masque que Descartes revêt au moment de monter sur la scène du monde n'est pas destiné aux théologiens; il l'est à des compagnons d'armes grossiers. Le rôle qu'il se prépare à jouer n'est pas celui d'un faux croyant, simulateur et traitre à la foi; c'est celui d'un jeune savant déguisé en soldat."

En 1619 voici Descartes engagé dans les troupes du duc Maximilien de Bavière.Mais il ne participera aucunement à la terrible guerre de Trente Ans.L'armée catholique à laquelle il appartient prend ses quartiers d'hiver sur les rives du Danube.Nous pouvons aisément imaginer Descartes logé chez l'habitant "dans un poele" c'est-à-dire dans une chambre bien chauffée par un de ces poeles en porcelaine dont l'usage commence à se répandre, servi par un domestique et livré tout entier à la pure réflexion. Le 10 novembre 1619 des rêves merveilleux l'avertissent qu'il est destiné à unifier toutes les connaissances par une "science admirable" dont il sera l'inventeur. Descartes abandonne alors la vie militaire et revient en France en passant par l'Allemagne et la Hollande. Au cours de ce voyage il a l'occasion, pendant une traversée en bateau, de se défendre victorieusement à coups d'épée contre des mariniers qui avaient projeté de le dépouiller et de le tuer. En mars 1622 il est de retour à Rennes, chez son père. A l'exception d'un voyage en Italie, Descartes restera en France jusqu'à l'automne chez 1628. Pendant cette période il s'occupe de mathématiques,d'astronomie,d'optique.

Il attend 1628 pour écrire un petit ouvrage latin,les Règles pour la direction de l'esprit : L'idée fondamentale est que l'unité de l'esprit humain doit permettre l'invention d'une Méthode universelle. L'abbé Baillet qui publiera en 1691 une vie de Monsieur Descartes en deux gros volumes décrit de façon très amusante le gentilhomme mathématicien : "Son meuble et sa table étaient toujours très propres mais sans superflu. Il était servi d'un petit nombre de valets, il marchait sans train dans les rues, vêtu d'un simple taffetas vert selon la mode du temps, ne portant le plumet, l'écharpe et l'épée que comme des marques de sa qualité dont il n'était point libre alors à un gentilhomme de se dispenser".

A Paris Descartes rencontrera le R.P.Mersenne qui pendant vingt ans corrrespondra avec toute l'Europe savante, avec Hobbes, avec Galilée, avec Descartes lui-même. Le R.P. Mersenne "résident de M.Descartes à Paris" avait quelques années de plus que Descartes. Entré dans l'ordre des Minimes en 1619, ce religieux féru de sciences et de philosophie fera de sa cellule du couvent de la place Royale à Paris un des hauts lieux de l'intelligence européenne. Son rôle d'animateur et d'intermédiaire est tout à fait original et essentiel. En été 1628, Descartes assiste à un colloque organisé chez le nonce apostolique. Dans cette réunion il démolit les prétentions scientifiques d'un alchimiste,un certain Chandoux, redoutable Charlatan qui sera pendu pour un faux monnayage en 1632 mais surtout Descartes rencontre le cardinal Pierre de Berulle, fondateur de l'Oratoire, qui reconnaissant le génie de Descartes lui fait une obligation de publier rapidement sa philosophie.

Descartes veut certes renouveler la philosophie, rejeter toute la scolastique, et fonder la méthaphysique sur une méthode aussi irréfutable que celle qui triomphe en mathématiques. Mais Descartes n'est pas un révolutionnaire politique ou religieux. Il respecte l'ordre établi et met la foi de son enfance à l'abri de toute critique.Alors pourquoi se cache-t-il en Hollande et pourquoi dans ce pays change-t-il constamment de résidence, habitant à Amsterdam, mais aussi à Leyde, Deventer, Utrech? En fait ce que Descartes cherche en Hollande c'est un isolement nécessaire à son travail et la sécurité absolue que lui garantissent l'armée et la police des Provinces Unies! Il s'est expliqué parfaitement sur ce point dans une lettre à Guez de Balzac : "Je vous convie de choisir Amsterdam pour votre retraite et de le préférer, je ne vous dirai pas seulement à tous les Couvents des Capucins et des Chartreux où force honnêtes gens se retirent, mais aussi à toutes les plus belles demeures de France et d'Italie...En cette grande ville où je suis n'y ayant aucun homme excepté moi qui n'exerce la marchandise chacun y est tellement attentif à son profit que j'y pourrais demeurer toute ma vie sans être jamais vu de personne...Quel autre pays où l'on puisse jouir d'une liberté si entière,où l'on puisse dormir avec moins d'inquiétude,où il y ait toujours des armées sur pied exprès pour nous garder, où les empoisonnements, les trahisons, les calomnies soient moins connus?...Je ne sais comment vous pouvez tant d'aimer l'air d'Italie, avec lequel on respire si souvent la peste...et où l'obscurité de la nuit couvre des larcins et des meutres." La vie de Descartes, telle qu'elle nous est connue est essentiellement "l'histoire d'un esprit". Pourtant nous luconnaissons, en Hollande, une aventure sentimentale : Hélène Jans était la servante d'un libraire d'Amsterdam. Il eut d'elle une fille, Francine,née le 19 juillet 1635. " Elle s'appelait Francine et selon l'observation de son père, elle avait été conçue à Amsterdam le dimanche 25 octobre de l'an 1634."

La petite Francine mourra d'une fièvre éruptive le 7 septembre 1640.Tandis que Descartes médite dans la solitude ou dissèque des animaux de boucheries ou prépare un grand livre de physique qui devait s'appeler LE MONDE, le R.P .Mersenne lui communique une nouvelle fort alarmante : Galilée, auteur des Dialogues sur les deux principaux systèmes du Monde celui de Ptolémée et celui de Copernic, Galilée qui a choisi le système de Copernic,vient d'être condamné en 1633 par l'inquisition. Certes Copernic avait déjà affirmé en 1543 que la terre tournait autour du soleil et non l'inverse; mais c'était à titre de simple hypothèse et son ouvrage exclusivement destiné aux doctes était écrit en latin. Galilée, lui, rédige ses dialogues en langue italienne, et braquant sur le ciel nocturne la lunette qui porte son nom, apporte la preuve expérimentale que ce sont les planètes qui tournent autour du soleil.Descartes est en physique partisan de l'héliocentrisme de Galilée.

Il parle de brûler son Traité du Monde et en tout cas renonce à le publier non pas seulement pour préserver sa sécurité mais aussi par fidélité loyale, et sincère soumission aux autorités ecclésiastiques.Finalement il se décide en 1637 à publier trois petits extraits de son oeuvre scientifique: la Dioptrique, les Météores, la Géométrie. Ces extraits sont accompagnés d'une Préface et c'est la préface qui est restée célèbre : c'est le Discours de la Méthode (1637). Ce discours de la Méthode est une autobiographie intellectuelle mais sa quatrième partie est une méthaphysique : Descartes y démontre rapidement que l'âme est indépendante du corps et que l'existence de Dieu se prouve a priori comme un théorème.Faut-il penser alors que le Discours de la Méthode n'est qu'une ruse, une stratégie? Voyez ma méthode comme elle est efficace et rassurante! Ne prouve-t-elle pas l'existence de Dieu et la nature purement spirituelle de l'âme? Et bien entendu, quand le temps sera venu Descartes pourra avec cette méthode si rassurante faire aussi passer la physique et l'héliocentrisme de Galilée! En fait, on ne saurait prétendre que les préoccupations méthaphysiques de Descartes soient accessoires, une simple ruse pour faire passer sa physique.Descartes publie en effet en 1641 chez Soly, en latin, ses "Méditations métaphysique". En 1647 paraît la traduction française des "Méditations" par le duc de Luynes avec la traduction française par Clerselier des Objections et des Réponses aux objections par Descartes,que Descartes avait tenu à recueillir et à publier dès l'édition latine. C'est la traduction française des Méditations par le duc de Luynes, traduction revue par Descartes.

Rappelons très brièvement les grandes dates qui font suite aux Méditations. En 1644, Descartes publie une sorte de manuel cartésien, Les Principes de philosophie, dédiés à la princesse palatine Elisabeth dont il est en quelque sorte le directeur de conscience. En 1644 au cours d'un bref voyage à Paris il a rencontré l'Ambassadeur de France auprès de la Cour suédoise,Chanut, qui le met en rapport avec la reine Christine. Celle-ci réclame Descartes auprès d'elle. Après maintes tergiversations, Descartes, non sans laisser à son éditeur, pour être imprimé avant l'automne son Traité des Passions, s'embarque à Amsterdam et arrive à Stockolm en octobre 1649.

Le séjour de Descartes "au pays des ours et des glaces" sera décevant et tragique. Pendant un mois la reine l'oublie. Puis elle commande à Descartes une pastorale en vers français "une fable bocagère" en vue d'un divertissement qui sera donné au Palais le 19 décembre pour célébrer à la fois le vingt-troisième anniversaire de Christine et la fin de la Guerre de Trente Ans. Ce livret de la Naissance de la Paix,Ballet dansé au château royal de Stockholm imprimé et perdu, sera retrouvé au début du xxe siècle et publié à nouveau en 1920 dans la Revue de Genève. Les vers de Descartes ne manquent pas de grâce. Mais voici qu'à présent la royale disciple demande à Descartes une leçon de philosophie quotidienne à cinq heures du matin "comme le temps le plus tranquille et le plus libre de la journée". Descartes contracte une pneumooooooonie, refuse les drogues des charlatans et les saignées systématiques et meurt le 11 février 1650. Son cercueil sera ramené en France en 1667. Ce fut l'occasion d'une cérémonie solennelle mais Louis XIV interdit au chancelier de l'université de prononcer l'éloge public du défunt. Dès 1662 l'église catholique romaine à laquelle Descartes semble s'être toujours humblement soumis avait mis toutes ses oeuvres à l'Index.

Source :
www.ac-nancy-metz.fr/.../icque/Opinfo98/Welter/DESCARTE.HTM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Friedrich Nietzsche( Né le 15 octobre 1844 /

Décédé le 25 août 1900 à l’âge de 55 ans )

Artiste, écrivain et Philosophe (Allemand)

En 1868, Nietzsche reçoit le prix du concours de l'Université pour un travail sur les sources de Diogène Laërce. Il croit pressentir dans la philologie le seul moyen d'accéder à la philosophie c'est-à-dire à l'humain universel. À Leipzig, Nietzsche noue plusieurs amitiés qui vont marquer son existence et notamment celle de Richard Wagner qui lui apparaît comme l'Eschyle des temps modernes, le héraut d'une renaissance de la tragédie. Nietzsche est brillant, très brillant, ce qui lui vaut d'être nommé en 1869, à 25 ans, alors qu'il n'a pas fini sa thèse, sur une simple recommandation de Ritsch (professeur de grec), professeur de philologie classique à l'Université de Bâle. Il occupera cette chaire de langue et de littérature grecques plus de 10 ans. Il rend de nombreuses visites à Wagner et à sa femme Cosima. Il leur lira en 1871 le manuscrit de La naissance de la tragédie. Sa publication en 1872 lui vaudra les réactions hostiles des milieux universitaires mais lui vaut les éloges enthousiastes de Wagner.

       Dans Par delà le bien et le mal, il écrit : " J'ai peu à peu découvert ce que toute grande philosophie a été jusqu'à ce jour : la confession de son auteur et une sorte de Mémoires involontaires et insu.

 

 

Engagé volontaire comme ambulancier et infirmier pendant la première guerre franco-allemande, dont les atrocités le bouleversent, il tombe gravement malade de diphtérie et de dysenterie. Vers 1873, il ressent les premières manifestations de maux de tête et de troubles oculaires, dont il ne cessera de souffrir : la maladie va devenir consubstantielle à sa doctrine. De 1873 à 1876, Nietzsche publie les Considérations Intempestives qui soulignent l'intérêt que porte Nietzsche aux problèmes de la culture et de l'histoire, en même temps qu'elles resserrent ses liens avec Wagner. Sa maladie et le développement de sa pensée vont le plonger dans un isolement de plus en plus grand. En 1875, il rencontre le musicien Peter Gast avec lequel il poursuivra l'amitié la plus continue et échangera la correspondante la plus importante. Gast est le seul ami auquel Nietzsche se soit confié de façon parfaitement sincère, même s'il ne se fait aucune illusion sur ses talents de musicien. Mais aucune des amitiés de Nietzsche n'aura été heureuse. Nietzsche publie Humain trop humain. Il a conscience alors d'amorcer un changement décisif avec la critique de Schopenhauer. Toute la métaphysique est ébranlée. Une des conséquences est la rupture avec Wagner. En 1876, Nietzsche assiste aux premières représentations wagnériennes de Bayreuth. Il est déçu par la pompe nationaliste et la résurgence visible des thèmes chrétiens les plus décadents. La rupture avec Wagner et le wagnérisme sera consommée et rendue publique dès le début de 1877.

Nietzsche et Freud

 

En mai 1878, Nietzsche est si gravement malade qu'il doit quitter son poste de Bâle. Il obtient, à la suite de ses dix années d'enseignement, une maigre pension qui lui évite la misère. Commence alors une existence errante, neuf ans de séjours variés, de voyages continuels, motivés par la recherche du climat le plus favorable à sa santé et à l'éclosion de sa pensée. Aurore (1880-1881) prolonge les analyses de Humain trop humain. C'est pendant l'été 1881, au cours d'une promenade près de Sils Maria " à 6000 pieds au-dessus de l'humanité " que Nietzsche éprouve l'expérience instantanée, atteint la certitude vécue de l'éternel retour. C'est alors que surgit à côté de lui son double, Zarathoustra. Dans Le Gai Savoir (1881-1882) se précisent les intuitions qui constitueront les thèmes centraux de sa philosophie. En 1882, il rencontre Lou Salomé, jeune fille brillante, aux talents intellectuels exceptionnels (elle publiera le premier ouvrage sur Nietzsche et sera plus tard l'amie de Freud et de Rilke). Nietzsche veut en faire sa disciple, la confidente privilégiée de ses pensées. Il s'éprend d'elle mais son projet de mariage échoue de par sa propre maladresse (il charge Paul Rée, alors son rival, d'adresser à Lou sa demande) et à cause de la jalousie de sa sœur qui craint que Nietzsche ne lui échappe. Après cet échec sentimental, l'isolement grandit dans la souffrance et le drame de l'esprit. L'œuvre s'édifie. En 1882, il écrit le premier livre de Ainsi parlait Zarathoustra à Nice, en 1883 le deuxième livre à Sils Maria, en 1884 le livre trois, de 1884 à 1885 le livre quatre (à Zurich, Menton et Nice). L'un des plus grands livres du siècle vient d'être écrit mais ses contemporains ne s'en soucient guère. À partir de 1886, le rythme d'écriture s'accélère : livre V du Gai Savoir et Par delà le bien et le mal, 1887 La généalogie de la Morale, 1888 Le cas Wagner, Le crépuscule des Idoles, Nietzsche contre Wagner, L'Antéchrist et Ecce homo. Cinq œuvres écrites fiévreusement. C'est la dernière année de lucidité de Nietzsche. Le 3 janvier 1889, sur la place Carlo Alberto, à Turin, Nietzsche embrasse un cheval de fiacre qu'un cocher vient de frapper puis tombe sans connaissance. De quelques jours auparavant, datent des lettres et billets de la folie adressés à des amis ou à des inconnus où il signe le plus souvent " Dionysos " ou " Le Crucifié ". Nietzsche a perdu définitivement son identité. Il n'écrira plus et, bientôt plongé dans un mutisme total, il continuera parfois de jouer un peu de musique.

 

Ramené à Bâle par Overbeck il est conduit par sa mère à Iéna où la clinique psychiatrique prononce le diagnostic de paralysie générale. Il habitera désormais auprès de sa mère qui le soignera jusqu'à sa propre mort en 1897, puis à Weimar, auprès de sa sœur dans la maison de laquelle il meurt le 25 août 1900.
De l'œuvre, restent des fragments inachevés. Les fragments posthumes représentent en fait plus de la moitié de son œuvre. Un certain nombre en seront publié de façon partielle et tronquée par la sœur de Nietzsche sous le titre La Volonté de Puissance. Le problème est, qu'entre temps, celle-ci a adhéré au nazisme et elle cherchera à donner à cette dernière œuvre (par un habile montage des fragments) un sens qu'elle n'a pas.
La Volonté de Puissance n'est pas vraiment une œuvre de Nietzsche.

 

 

Edmond HUSSERL

(1859-1938)

 

                                    Biographie :Oeuvres principales

 

Edmond Husserl est né en Moravie (Tchécoslovaquie) le 8 avril 1859. Après des études de mathématiques, il se consacre à la philosophie et devient, en 1887, Privat Dozent (c-à-d enseignant à titre privé) à l'université de Halle. En 1906, il devient professeur titulaire à Göttingen. Il sera professeur à Fribourg de 1916 à 1936.

                               

                                                                                      Citons parmi ses œuvres :

Les Recherches logiques (1900-1901),

Les Idées directrices pour une phénoménologie (1913),

Logique formelle et logique transcendantale (1929),

Les Méditations cartésiennes (texte de deux conférences données par Husserl à la Sorbonne en 1929),

La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale (manuscrits de 1935-37).

Les dernières années d'Edmond Husserl ont été assombries par le nazisme et l'antisémitisme (Husserl était un juif converti au christianisme). C'est en raison de ses ascendances juives qu'il fut rayé de la liste des professeurs de Fribourg.

Husserl est mort le 26 avril 1938, à Fribourg. Cette même année, ses manuscrits inédits, menacés de destruction par le national-socialisme, furent évacués à Louvain : ainsi naquirent les Archives Husserl. 300 000 feuillets doivent encore être dépouillés.

 

                                          Racines et concepts

 

                                                                1 - Les racines

 

* Husserl, mathématicien de formation, a tout d'abord réfléchi dans l'horizon de la mathématique et s'est interrogé sur les fondements de cette discipline.

* Sur le plan philosophique, Edmond Husserl se rattache en profondeur à Platon car il édifie, lui aussi, une théorie des essences ou idées. Sans le secours des essences, le penseur est atteint de cécité spirituelle.

* Husserl, sous certains aspects, se rattache à Descartes (cf.. les Méditations cartésiennes).

* Husserl fut également influencé par Brentano (1837-1917), psychologue et philosophe allemand, qui avait défini la conscience par son « intentionnalité » (toute conscience est conscience de quelque chose).

 

                                                           2 - Les apports conceptuels

 

La philosophie de Husserl est une doctrine des essences : la véritable connaissance est, en effet, vision d'essences, de formes absolues, qui seules permettent réflexion et pensée. Le regard du penseur doit se tourner vers elles, et non point vers le devenir d'événements purement subjectifs.

Husserl préconise une approche rigoureuse de ces essences: à la différence de Platon, convaincu que nous portons au fond de nous-même trace de l'Idée de chaque chose, Husserl pense que l'accès aux essences ne peut se faire qu'en partant de ce que la réalité nous donne à constater d'elle-même, qu'il appelle, à la suite des Grecs, "phénomènes". "Zur Sache Selbst" ("Cap sur l'Etre!") est le mot d'ordre de sa phénoménologie. Il impose à la pensée une prise en compte première des choses elles-mêmes, telles qu'elles se donnent à voir.

Les notions et concepts fondamentaux d'Edmond Husserl sont les suivants :

* les idées ou essences, envisagées comme réalités ultimes sans lesquelles les choses ne seraient pas ce qu'elles sont. L'essence est indépendante des particularités (exemple : l'essence du triangle est l'ensemble de ses propriétés, sans lesquelles le triangle ne serait pas ce qu'il est ; cet ensemble est autonome par rapport à tout triangle particulier).

* l'intentionnalité, considérée comme visée d'un objet : toute conscience est conscience de quelque chose, elle se transcende vers un objet.

 

 

 

 

Adolf HITLER :

Chancelier, Criminel de guerre, Homme d'état, Homme politique et Nazi(Allemand) Né le 20 avril 1889
Décédé le 30 avril1945 (à l'âge de 56 ans)

Adolf Hitler, quatrième enfant d'une famille comportant 5 enfants (Aloïs Jr,  Angela, Edmund, Paula), est né le 20 avril 1889 à 18h30 à Braunau, petite ville de Haute‑Autriche située à la frontière bavaroise. Son père (Aloïs Hitler) est né le 7 juin 1837 et terminera sa vie en tant que haut receveur des douanes, quant à sa mère (Klara Pölzl) elle est née en 1860 Lors de sa scolarité à Linz, il ne manifeste que des aptitudes tr

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Dernière mise à jour de cette page le 28/09/2008
"RIEN DE GRAND NE S'ACCOMPLIT DANS L'HISTOIRE SANS UNE GRANDE PASSION",HEGEL

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